Presque personne n'emploie le mot
C'est ce qui frappe en recevant du monde toute la journée. Très peu de personnes entrent en disant qu'elles pensent être envoûtées. Elles racontent d'abord une série de faits, et le mot arrive plus tard, souvent à la fin, à voix plus basse.
Beaucoup s'excusent même de le prononcer, en précisant qu'elles ne sont pas superstitieuses. Cette gêne est fréquente et elle n'a pas lieu d'être : poser une question n'engage pas à y croire.
Ce qui est décrit, dans l'ordre
- Une bascule datée. Tout allait normalement, et à partir d'un moment précis, plus rien ne fonctionne.
- Une simultanéité. Le travail, le couple, la santé et l'argent se dégradent en même temps, sans lien entre eux.
- Une répétition à la même étape. Le dossier, l'entretien, la relation : tout échoue au dernier moment, plusieurs fois de suite.
- Un sentiment physique : une lourdeur au réveil, une oppression dans un lieu précis, des nuits agitées qui ont commencé à une date connue.
- Une histoire de famille : la même difficulté chez la mère, la grand-mère, au même âge.
Ce que l'étude regarde avant de conclure
Jamais l'envoûtement en premier. C'est un point sur lequel il faut insister, parce que la tentation inverse existe et qu'elle fait vivre beaucoup de monde.
- La santé. Un épuisement, un trouble du sommeil, une carence ou un état dépressif produisent exactement ce tableau. C'est un médecin qui le dit.
- Les circonstances. Une période chargée, une accumulation d'événements, une fatigue installée depuis deux ans.
- L'entourage réel. Des personnes qui jouent un rôle concret et visible dans ce qui se répète, sans rien de spirituel.
- Ce qui se rejoue de votre côté : une même décision reprise plusieurs fois, avec le même résultat.
Quand ces pistes n'expliquent rien, la question d'une autre origine peut se poser. Elle se pose alors sérieusement, et pas avant.
La réponse la plus fréquente
C'est qu'il n'y a rien de cet ordre. Cette réponse déçoit, elle fait parfois partir des gens en colère, et elle leur fait gagner du temps et de l'argent.
Une personne qui repart avec une explication ordinaire et une piste concrète est mieux servie qu'une personne à qui l'on confirme ses craintes pour lui vendre une levée. La seconde reviendra tous les mois ; la première ira mieux.
Pourquoi aucun nom n'est donné
C'est la demande la plus insistante et la plus systématiquement refusée. Presque tout le monde arrive avec un soupçon : une belle-sœur, un voisin, une collègue, une ancienne épouse.
Désigner quelqu'un à tort brise des familles entières et cela ne se répare pas. Le travail porte sur ce qui pèse et sur la protection à mettre en place, jamais sur la désignation d'une personne. Si la situation s'éclaire d'elle-même ensuite, vous en ferez ce que vous voudrez, sans y avoir été poussé.
Si un travail est engagé
Sa nature, sa durée estimée et son tarif vous sont annoncés avant votre accord. Le travail commence après, jamais avant, avec une explication à chaque étape et des points fixés à des dates convenues.
Ce qui vous est demandé pendant ce temps tient à peu de choses : rester joignable aux dates prévues, suivre quelques recommandations de discrétion, poursuivre les démarches médicales ou administratives en cours, et signaler honnêtement ce qui ne bouge pas.
Ce que les gens craignent de dire
Trois choses reviennent, et elles sont presque toujours gardées pour la fin de la consultation, quand la personne se sent en confiance.
- Le soupçon qui porte sur un proche : une belle-mère, une sœur, un ancien conjoint. Le dire à voix haute paraît déjà une trahison.
- Ce qui a été fait ailleurs : une consultation précédente, une somme versée, parfois un objet acheté très cher.
- Ce qu'on a soi-même envisagé de demander contre quelqu'un, dans un moment de colère.
Aucun de ces aveux ne choque et aucun n'est jugé. Ils sont même utiles : ce qui a été tenté ailleurs et ce qui a été envisagé font partie de la situation à comprendre.
Ce que coûte le fait de ne rien faire
La question mérite d'être posée dans les deux sens. Engager un travail coûte de l'argent et du temps. Laisser une inquiétude occuper toutes les journées pendant deux ans coûte autre chose, qui ne se chiffre pas mais qui se voit sur une personne.
Entre les deux, il existe une position intermédiaire que personne ne propose jamais : venir exposer la situation, obtenir une lecture, et ne rien engager du tout. C'est possible, et cela suffit dans un grand nombre de cas.
J'étais sûre de savoir qui c'était. Il a refusé de me le confirmer et m'a expliqué pourquoi. Ma sœur et moi nous parlons encore aujourd'hui grâce à ça.
Kadiatou S., Stains
En parler
Au cabinet, 25 rue Poulet, métro Château Rouge, en face du marché, 7 jours sur 7 de 8 h à 21 h, ou au 06 05 95 73 78 pour exposer la situation avant de vous déplacer.